Depuis un an, des caméras détectent automatiquement les dépôts clandestins à Liège: «Elles sont rentabilisées en trois mois»

Depuis un an, des caméras détectent automatiquement les dépôts clandestins à Liège: «Elles sont rentabilisées en trois mois»

Liège veut prendre à bras-le-corps la problématique de la propreté. Un plan local a été mis en œuvre. Au programme, éducation, sensibilisation, mais aussi répression. Notamment via des caméras qui détectent automatiquement les dépôts sauvages.

Liège vient de présenter son plan local de propreté. « Un travail de deux ans pour établir un diagnostic et établir des pistes de solution », explique Gilles Foret, l’échevin liégeois en charge notamment de cette matière. 

En sont sorties 13 actions, axées autour de quatre thématiques principales : la sensibilisation, les infrastructures, la participation citoyenne et l’éducation, et enfin la répression.

Une dernière thématique pour laquelle la Cité ardente vient de se doter d’un outil novateur. « Nous disposions d’un budget de 100.000 € pour des caméras, explique M. Foret. Mais, plutôt que d’acheter de nouvelles caméras, nous avons choisi d’acheter un service ‘all in’ auprès de l’opérateur. »

Concrètement, des sites problématiques ont été sélectionnés par le service de la propreté. « Des experts voient ensuite quelles caméras ils doivent installer et comment les positionner au mieux en fonction de la problématique. Ils adaptent vraiment le matériel sur mesure. Ces caméras filment ensuite tout en permanence, et ce sont des algorithmes qui analysent les images et envoient directement les séquences quand elles détectent une situation anormale. »

Le tout avec une efficacité redoutable. Depuis leur mise en service, en juin 2022, ces caméras, qui peuvent être déplacées toutes les deux semaines selon le contrat qui lie l’opérateur à la Ville, ont mené à plus d’un millier de verbalisations de contrevenants. « Le retour sur investissement est donc d’ores et déjà atteint depuis longtemps, se réjouit l’échevin de la Propreté. Les procès-verbaux couvrent déjà plus que totalement le coût de ce service. »

Deux caméras sur les quatre 

Alors qu’il est loin d’être exploité à son maximum. Liège dispose en effet de quatre caméras de ce type. « Mais si on les positionnait dans quatre endroits problématiques, les deux agents constatateurs ne suffiraient pas pour rédiger les PV ». Décision a donc été prise de ralentir la cadence, du moins dans un premier temps : deux de ces systèmes de surveillance tournent sur les quelque 200 points noirs recensés en Cité ardente, et les deux autres sont destinées à la surveillance des quartiers, suite à des plaintes plus ponctuelles.

Mais ces deux caméras stratégiques suffisent à donner du travail à temps plein au fonctionnaire sanctionnateur : « On envoie le dossier avec la photo avant, celle pendant que l’infraction est commise, avec l’heure de début, l’heure de fin et le numéro de plaque du véhicule utilisé, et enfin la photo après. C’est imparable. Comme le prévoit le règlement, les suspects sont ensuite invités à venir se défendre, mais 97 % des personnes reconnaissent les faits, ils sont vraiment très peu à essayer de contredire les caméras. »

À tel point que ce nouveau système permet même, grâce aux amendes et aux redevances liées à la remise en état des sites, « de couvrir largement tous les investissements liés aux caméras, mais aussi aux agents constatateurs », termine Gilles Foret.

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