4.275 tonnes de déchets clandestins collectées à Bruxelles en 2021: 16% de plus qu’en 2017

4.275 tonnes de déchets clandestins collectées à Bruxelles en 2021: 16% de plus qu’en 2017

La propreté publique est l’une des premières préoccupations de la population. À Bruxelles, pas moins de 4.275 tonnes de déchets clandestins ont été collectées. Alain Maron (Ecolo), ministre de l’Environnement, a fait le point sur les recyparks.

Canapé élimé, chaise trouée, frigo casé, pots de peinture vides… Ces encombrants s’entassent parfois sur le trottoir alors qu’ils n’ont rien à faire là. Alors que la propreté publique fait partie des premières préoccupations de la population, le tonnage collecté de déchets clandestins est en hausse à Bruxelles.

L’évolution est de l’ordre de 16 % entre 2017 et 2021 : 3.594 tonnes ont été collectées en 2017 contre 4.275 tonnes en 2021. « Les coûts de traitement ont presque doublé sur cette période, atteignant près de 900.000 euros en 2021. Tel est le montant prélevé sur le budget régional et donc payé par les Bruxelloises et les Bruxellois pour traiter les déchets clandestins », a révélé Alain Maron, ministre de l’Environnement, en commission jeudi.

La cellule « Recherche et verbalisation » s’est équipée, en 2020, de caméras effectives et de caméras de leurre pour traquer les auteurs de dépôts clandestins. Certaines communes placent aussi des caméras. « 410 p.-v. ont été établis en 2022. Au vu de ce succès, le nombre total de caméras passera de six à 20 à partir de ce 1er mars 2023 », a annoncé le ministre. Les fouilles de sacs ou des planques par les services communaux pour identifier les auteurs de dépôt clandestin continuent. La cellule «   Recherche et verbalisation   » s’équipera de caméras qui se déclenchent automatiquement lors de la détection de mouvements et cela permettra de mieux cerner les heures de l’infraction.

Objectif 10 recyparks

« Je peux entendre les difficultés financières de certains. Cependant, cela ne justifie pas d’utiliser l’espace public comme une décharge. Une multitude d’actions et de moyens sont mis en œuvre, bien souvent par les communes, mais aussi par Bruxelles-Propreté, ou les deux ensemble », a insisté Alain Maron.

Pour se débarrasser des encombrants, les recyparks régionaux sont ouverts sept jours sur sept et parfois aussi les jours fériés. Il existe quatre déchetteries (recypark Nord, recypark Sud, recypark Humanité, la déchetterie de Woluwe-Saint-Pierre et celle d’Auderghem. Deux nouveaux recyparks sont en cours de construction à Anderlecht et à Jette, leur ouverture est prévue au premier trimestre 2024. La Région veut arriver à 10 déchetteries.

« Pour y parvenir, un terrain a été localisé à Jette et trois lieux font actuellement l’objet de travaux importants en vue de leur validation », a précisé Alain Maron. « Il demeure toutefois difficile de trouver des terrains pour ce type d’activité, potentiellement bruyante, la mobilité et l’accessibilité devant par ailleurs être assurées. »

Tous les recyparks sont ouverts à tous. Seules les anciennes déchetteries communales sont limitées aux habitants de certaines communes. «   La Région investit des millions d’euros pour créer ces nouveaux recyparks, afin que les citoyens aient accès à un recypark près de chez eux.   »

187 recypark mobiles

Un service de proximité complète l’offre : 187 sorties de conteneurs mobiles sont prévues en 2023 dans 14 communes (Anderlecht, Berchem-Sainte-Agathe, Evere, Forest, Ganshoren, Ixelles, Jette, Koekelberg, Molenbeek-Saint-Jean, Saint-Gilles, Schaerbeek, Uccle, Watermael-Boitsfort et Woluwe-Saint-Pierre). Ce qui n’est pas assez pour le PTB.

VERS L’ARTICLE

Share this post