Auteurs d’incivilités environnementales, Aiseau-Presles vous a en ligne de mire
Depuis quelques jours déjà, en collaboration avec Tibi, la Commune d’Aiseau-Presles applique son nouveau plan d’actions en matière de propreté publique.
Concrètement, il s’agit ici de lutter contre les incivilités environnementales et les dépôts clandestins de déchets. Depuis quelques jours déjà, des agents constatateurs de Tibi, l’intercommunale de gestion intégrée des déchets dans la région de Charleroi, sont sur le terrain pour sensibiliser la population, mais aussi pour réprimer les comportements qui nuisent à la propreté publique.
Le Plan Local de Propreté d’Aiseau-Presles se base sur une étude, menée en 2024, et dont le but était de dresser l’état des lieux de la gestion des déchets sur le territoire. « Notre commune y est qualifiée de globalement propre, selon les enquêtes de satisfaction citoyennes et les observations de terrain », résume Dominique Grenier, le bourgmestre d’Aiseau-Presles. À deux exceptions près quand même : l’abandon de déchets sauvages (canettes, mégots, etc.) le long des routes et des zones agricoles ainsi que les dépôts clandestins de déchets largués, eux, en grandes quantités, le plus souvent dans des lieux isolés.
La Commune vient donc de passer à l’offensive en pointant, dans un premier temps, les incivilités environnementales. Les agents constatateurs de Tibi, qui opèrent ainsi sur le terrain, s’intéressent de près aux « hotspots » préalablement identifiés. Ces zones propices à la prolifération des déchets seront sous surveillance, grâce à un dispositif de caméras censées identifier les incivilités et leurs auteurs. Les contrevenants auront alors la possibilité de récupérer leurs déchets pour éviter l’engagement de poursuite à leur encontre. Dans les prochains mois, toutes ces mesures feront l’objet d’une évaluation et on corrigera le tir si nécessaire.
Et ce n’est là que la première étape. Dans la foulée, la Commune s’attaquera ensuite aux déchets sauvages.
De 500 à 200.000 euros
Pour rappel, Tibi a démarré ses activités de répression environnementale fin 2022. Elle ne les a pas limités à la région de Charleroi, mais à toutes les communes de Wallonie qui en font la demande. Charleroi avait été la première à s’engouffrer dans la brèche, suivie de près par Aiseau-Presles.
Une information encore… sonnante et trébuchante, celle-là : toute personne commettant une incivilité – un dépôt sauvage, par exemple – s’expose à une amende allant jusqu’à 500€. Les infractions environnementales peuvent, elles, être sanctionnées jusqu’à 200.000€.
