Namur: des caméras pour mieux sanctionner les infractions environnementales

Namur: des caméras pour mieux sanctionner les infractions environnementales

Un citoyen remet en question la propreté en centre-ville où il constate de plus en plus de déchets et moins de répression. L’échevine de tutelle s’inscrit en faux par rapport à ces propos. Pour preuve, de nouvelles caméras devraient permettre de mieux chasser les inciviques, a-t-elle déclaré au conseil communal de ce mardi 25 avril 2023..

À l’heure des ordinateurs, il suffit d’un clic pour vider sa corbeille lorsque celle-ci déborde de déchets. Dans le quartier namurois qui porte le même nom que la poubelle numérique, les opérations de nettoyage demandent bien plus d’énergie. La raison: une recrudescence des comportements inciviques. C’est le constat de Richard Dessart, un habitant du centre-ville, par ailleurs recordman local des interpellations devant le conseil communal. Un exercice démocratique auquel il s’est une nouvelle fois prêté ce mardi soir.

La liste des griefs relevés par le Namurois est longue ; « Dépôts clandestins, dépôts de crasses ou de sacs-poubelle non-réglementaires, abandon de petits déchets (cannettes, fast-food, etc.), poubelles sorties le mauvais jour et restant jusqu’à 14 jours sur le trottoir. » Et Richard Dessart de compléter: « Le résultat c’est qu’aujourd’hui, plus qu’en 2013, Namur est une ville sale. »

Une référence au passé qui n’est pas anodine dans la bouche du passionné d’histoire locale. Il y a dix ans tout rond, le bourgmestre Maxime Prévot (Les Engagés), lors de son discours des Fêtes de Wallonie, utilisait des mots forts pour qualifier les personnes manquant de civisme. « De véritables barakis », avait-il osé.

Richard Dessart dénonce une politique moins coercitive que lors de la précédente législature en matière de propreté publique. « Les idées novatrices mises en place ces dernières années ne fonctionnent pas. Utiliser des rubalises pour mettre en évidence les dépôts clandestins ne fait qu’accentuer le sentiment d’une ville sale« , lâche-t-il. Et d’ajouter: « Ne pourrait-on pas revenir vers une gestion du fléau plus traditionnelle, qui combinerait la fouille systématique des dépôts clandestins pour sanctionner le plus possible et le nettoyage immédiat des lieux ? »

L’échevine du Cadre de vie, Charlotte Deborsus (MR) lui répond que la « rubalise fait partie de la politique de répression ». Elle plébiscite la mise en valeur d’un site de dépôt clandestin. Un modus operandi qui permet aux agents constatateurs de mener l’enquête et de remonter jusqu’aux auteurs. « Des contrevenants ont été sanctionnés. Et on n’a jamais constaté que le dépôt s’amplifiait au fil des jours », précise la libérale.

Richard Dessart dénonce une politique moins coercitive que lors de la précédente législature en matière de propreté publique. « Les idées novatrices mises en place ces dernières années ne fonctionnent pas. Utiliser des rubalises pour mettre en évidence les dépôts clandestins ne fait qu’accentuer le sentiment d’une ville sale« , lâche-t-il. Et d’ajouter: « Ne pourrait-on pas revenir vers une gestion du fléau plus traditionnelle, qui combinerait la fouille systématique des dépôts clandestins pour sanctionner le plus possible et le nettoyage immédiat des lieux ? »

L’échevine du Cadre de vie, Charlotte Deborsus (MR) lui répond que la « rubalise fait partie de la politique de répression ». Elle plébiscite la mise en valeur d’un site de dépôt clandestin. Un modus operandi qui permet aux agents constatateurs de mener l’enquête et de remonter jusqu’aux auteurs. « Des contrevenants ont été sanctionnés. Et on n’a jamais constaté que le dépôt s’amplifiait au fil des jours », précise la libérale.

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