Comment cette petite commune rurale renforce sa lutte contre les déchets sauvage

Comment cette petite commune rurale renforce sa lutte contre les déchets sauvage

Aiseau-Presles bénéficie, depuis ce mardi, d’une collaboration renforcée avec l’intercommunale Tibi pour lutter contre dépotoirs et déchets abandonnés. Notamment par une action originale.

Votre commune lutte, certes, contre les incivilités et les dépôts clandestins de déchets, mais ceux-ci sont encore trop nombreux, le long des routes ou dans les petits coins tranquilles… Dans la région de Charleroi, l’intercommunale de gestion des déchets Tibi peut donner un coup d’accélérateur pour éradiquer ces désagréments en travaillant à la fois sur la sensibilisation et la répression. Charleroi a été la première, dès la fin 2022, à adhérer à ce type de mission de Tibi, dénommée « secteur 3 », spécifique à l’intercommunale carolo au niveau wallon. Aiseau-Presles, commune surtout rurale, la suit depuis ce 1er juillet.

La démarche d’Aiseau-Presles avait débuté dès 2024 par l’élaboration d’un Plan local de propreté. Un état des lieux avait mis en évidence une commune « globalement propre », pour reprendre les mots de Dominique Grenier, le bourgmestre. Avec deux points noirs, cependant : les dépôts clandestins de déchets spécialement dans des lieux isolés, et l’abandon de déchets tels que mégots et canettes le long des routes, en zone agricole en particulier. La commune fera du premier point sa priorité. Et Tibi lui apporte une collaboration précieuse en menant des actions de terrain, parfois innovante.

Des agents constatateurs de Tibi sont à pied d’œuvre depuis ce mardi. Ils ont entamé une campagne de sensibilisation auprès des habitants proches des « points noirs ». Elle aura lieu « en porte à porte, surtout les week-ends », précise-t-on chez Tibi. Il s’agira aussi, bien sûr, d’identifier les responsables des dépotoirs afin de les poursuivre, ce que permettra encore plus efficacement l’installation d’un réseau de caméras intelligentes de surveillance. Plus originale, sans aucun doute, sera la mise en œuvre d’actions de type « scène de crime ». Autrement dit, la délimitation très visuelle des dépotoirs, avec un balisage comme on le ferait pour un crime, avec une communication appelant l’auteur, identifié, de « se racheter » en emportant ses déchets abandonnés endéans les 48 heures. Une façon d’adopter le civisme attendu en évitant l’amende qui peut aller jusqu’à 200 000 €, rappelle-t-on chez Tibi. La seconde action, qui vise à lutter contre les déchets sauvages, suivra.

Pour mener à bien ces missions, relevant du secteur 3, Tibi avait engagé quatre agents constatateurs supplémentaires dès 2023. L’objectif était alors de pouvoir démarrer les actions de répression demandées par Charleroi. Ce type d’action se développe, avec l’adhésion d’Aiseau-Presles à ce secteur « répression environnementale ». En espérant, du côté de Tibi, que d’autres les rejoindront. « Il y a des marques d’intérêt de plusieurs autres communes, mais pas encore d’engagements plus concrets », indique-t-on encore à l’intercommunale.

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